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Ensuite, c’est un cheminement, un accompagnement, du temps : on travaille sur du « vivant » qui va croître, évoluer, ce qui génère une relation durable, patiente, attentive et qui conduit le jardinier et ses clients à une relation personnelle, des espoirs communs, des déceptions partagées.
On croit entretenir un espace et on entretien une relation…On est dans le temps long, de soins quotidiens en échanges anodins autour d’un rosier souffreteux : on débat de son devenir : Faut-il le déplacer ? Le supprimer ? A-t-il une valeur sentimentale ? Très important cela : Arriver à appréhender la conception que la personne a de son jardin, quels sont ses impératifs, ses priorités, ses refus.
Et cela fait plus de 20 ans que le débat se poursuit avec certains (souvent certaines) sur la nécessité ou non de conserver telle branche au cèdre, de déplacer une pivoine ….
Je reviens à mon idée du coucou : coucou je suis car j’aime aussi m’imprégner de ce que dégage un lieu et, peu à peu, sans en avoir l’air, le faire mien tout en réalisant le projet attendu.
C’est ainsi que je m’approprie le jardin des autres et y dépose le fruit de mes réflexions comme le coucou ses œufs !
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